Cai CHEN

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Doctorant, lauréat de la bourse MSH Seed Money (2022-2023)

 

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Laboratoire d'Anthropologie des Mondes Contemporains
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Bureau S12.216
1050 Bruxelles
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Université libre de Bruxelles
Avenue Franklin Roosevelt, 50 - CP 124
1050 Bruxelles
Belgique

 

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Bio

EU-funded Erasmus Mundus Joint Master Degree in Transnational Migrations (2019-2021) awarded by Université de Lille (France), Universitatea Babeș-Bolyai (Romania) and Universidad de Granada (Spain).

Présentation des recherches

[English]

Working title: Crossing boundaries: everyday ethno-racial power dynamics in Sino-African intimate relationships in D. R. Congo

(Promoter: Asuncion Fresnoza-Flot / Supervisory committee members: Pierre Petit and Vanessa Frangville)

Drawing on multi-sited (online and onsite) ethnography, this research project explores the everyday ethno-racial power dynamics of Sino-Congolese couples living in D.R. Congo through the lens of critical race theory. It aims to use the interethnic intimate relationships as a primary site to understand the contextualised social construction of “race” in China-Africa spaces and examine how “Chineseness” and “Africanness” are constructed and challenged both in intimate spheres and in contemporary social life. Moving away from the White-Black binary in the Euro-American context, this project rejects “white logic” and “white methods” and calls for the new conceptualisation of reconfigured “race” and “racism” in a globalised world. On the one hand, using a queer and intersectional understanding of “race”, this project, including both heterosexual and homosexual couples, embodies the analytical triangulation between “race” and intersecting gender, social class and geopolitics in understanding the socially constructed “race” and its implications for partners from different racialised groups. On the other hand, from a postcolonial perspective, this project analyses Afro-Chinese “racialisation” processes in the triangulation between blackness, Chineseness and hegemonic yet invisible whiteness. Ultimately, it aims to highlight the mutual “racial learning” between partners and their agency to negotiate and challenge the ethno-racial boundaries within and beyond their union. This study will contribute to multiple emerging scholarships: a critical understanding of “race” and racialisation in non-Euro-American context, the unconventional cross-border marriage in/to Africa and the understudied gender and sexuality aspects of the Chinese diaspora in Africa. It will also serve as the springboard for future research to rethink postcolonial Congo and its tangled relations with the legacy of colonialism, its diaspora, its links with China and the West (especially with Belgium).

Keywords: Conjugal mixedness, “race”, racialisation, boundaries, ethno-racial power dynamics, China-Africa, D. R. Congo

 

[Français]

Titre provisoire : Traverser les frontières : la dynamique quotidienne du pouvoir ethno-racial dans des relations intimes sino-africaines en R. D. Congo

(Promotrice : Asuncion Fresnoza-Flot / Comité d’accompagnement : Pierre Petit et Vanessa Frangville)

S'appuyant sur l'ethnographie multi-située (en et hors ligne), ce projet explore la dynamique quotidienne du pouvoir ethno-racial dans des couples sino-congolais vivant en R.D. Congo au travers de la lentille de la théorie critique de la race. Il vise à utiliser l’intimité interethnique comme site principal afin de comprendre la construction sociale contextualisée de la « race » dans l'espace sino-africain et d’examiner comment la Chineseness et l’Africanness sont construites et contestées dans la sphère intime et dans la vie sociale. S'éloignant du binarisme Blanc-noir dans le contexte euro-américain, ce projet rejette la « logique blanche » et les « méthodes blanches » et appelle à reconceptualiser la « race » et le racisme dans un monde globalisé. D'une part, en adoptant un regard queer et intersectionnel, ce projet, incluant des couples hétéro- et homo- sexuels, incarne la triangulation entre la « race » et le genre, la classe et la géopolitique pour comprendre la « race » et ses implications pour les partenaires de différents groupes racialisés. D'autre part, dans une perspective postcoloniale, ce projet analyse les processus de « racialisation » afro-chinois dans la triangulation entre blackness, Chineseness et whiteness hégémonique mais invisible. Enfin, il vise à mettre en évidence l’« apprentissage racial » mutuel entre les partenaires et leur pourvoir d’agir pour négocier et contester les frontières ethno-raciales au sein et au-delà du couple. Il contribue à de multiples champs de recherche : une compréhension critique de la « race » et de la racialisation dans un contexte non euro-américain, le mariage binational non conventionnel en/vers l'Afrique et les aspects sous-étudiés du genre et de la sexualité de la diaspora chinoise en Afrique. Il invite aussi d’autre chercheurs à repenser le Congo postcolonial et ses relations enchevêtrées avec l'héritage du colonialisme, sa diaspora, ses liens avec la Chine et l'Occident (notamment avec la Belgique).

Mots-clés : Mixité conjugale, « race », racialisation, frontières, dynamique du pouvoir ethno-racial, Chine-Afrique, R. D. Congo