Arno LECLERCQ

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Doctorant FRESH, FNRS

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Laboratoire d'Anthropologie des Mondes Contemporains
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CV

2018 : Bachelier 180 en sociologie-anthropologie, sous-section anthropologie (Université Libre de Bruxelles)

2020 : Master 120 en anthropologie (Université Libre de Bruxelles)

2021 : Master 60 de spécialisation en sociologie et anthropologie (Université Libre de Bruxelles)

Domaines d'intérêt

- Histoire de la pensée anthropologique

- Sociologie des sciences

Présentation des recherches

Titre de la thèse : L’anthropologie en Belgique : Enquête sur un champ anthropologie en quête d’autonomisation 

Projet de recherche financé par la bourse FRESH du FRS-FNRS (appel 2021).

Sous la direction de : Pierre Petit, promoteur

Comité d’accompagnement : Amandine Lauro et Benjamin Rubbers

Résumé : 

Ma thèse vise à examiner l’histoire de l’anthropologie en Belgique à partir des années 1940, jusque dans les années 1980. Ce projet cherche principalement à décrire les processus d’autonomisation et de professionnalisation de la discipline anthropologique durant cette période. 

Relativement marginale dans le domaine des sciences sociales au début du XXe siècle, la Belgique devient un véritable eldorado de l’africanisme à la fin de la Deuxième Guerre mondiale. Mise dans un premier temps sous tutelle par l’administration coloniale dans le but de répondre à « la question indigène », l’anthropologie s’émancipe ensuite progressivement des sciences coloniales [1]. C’est alors autour du Congo que naît le champ anthropologique en Belgique ; notamment par le biais de ses institutions savantes (citons pêle-mêle le Musée Royal d’Afrique Centrale [MRAC], l’Institut pour la Recherche Scientifique en Afrique Centrale [IRSAC] et le Centre d’Etude des Problèmes Sociaux Indigènes [CEPSI]). Par sa proximité avec les institutions coloniales, le champ anthropologique belge naissant hérite de l’idéologie civilisatrice de son époque. Il s’agit pour celui-ci de fournir les outils scientifiques permettant aux institutions belges d’administrer le Congo colonial [2]. Néanmoins, malgré des liens flagrants avec le colonialisme, l'anthropologie ne peut être réduite à un simple avatar de l'impérialisme [3]. En effet, le champ anthropologique belge fut aussi marqué, dès les années 1960, par un relatif anticolonialisme [4].  

Face à ces enjeux, je souhaite décrire le processus d’autonomisation de la discipline vis-à-vis de la tutelle coloniale et de ses institutions. Cette thèse vise à décrire les mutations du champ anthropologique belge à l’aide de diverses méthodes telles que l’analyse prosopographique de différents fonds d’archives, d’une réflexion bibliométrique sur les productions académiques produites en Belgique et par le biais d’entretiens auprès de témoins et d’acteurs du développement de l’anthropologie en Belgique).

[1] Vanthemsche, Guy. 2017. La Belgique et le Congo (1885-1980): L’impact de la colonie sur la métropole. Bruxelles: Le Cri.

[2] Poncelet, Marc. 2008. L’invention des sciences coloniales belges. Paris: Karthala.

[3]  Cooper, Frederick, et Ann Laura Stoler. 1997. Tensions of Empire: Colonial Cultures in a Bourgeois World. Berkeley, Calif: University of California Press.

[4] Biebuyck, Daniel (D.) et Douglas, Mary. 1961. Congo Tribes and Parties, Londres : Royal Anthropological Institute. ; de Heusch, Luc. 1971 [1962]. « Plaidoyer à la mémoire de Patrice Lumumba ». In Pourquoi l’épouser ? : Et autres essais. Paris: Editions Gallimard.

Mots-clefs : Champ scientifique – Histoire de l’anthropologie – Congo 

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