Sofia STIMMATINI

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Assistante

 

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Laboratoire d'Anthropologie des Mondes Contemporains
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Université libre de Bruxelles
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CV

•    2021 - 2027 : Assistante et Doctorante en anthropologie
•    2017 - 2019 : Master en anthropologie (Erasmus Aix-Marseille Université).
•    Titre du mémoire : En quête de reconnaissance : une ethnographie auprès des proches des jeunes tunisiens disparus en migration
•    2013 - 2016 : Bachelier en sociologie e anthropologie, option anthropologie (Erasmus Alma Mater - Università degli Studi di Bologna)

Présentation des recherches

Titre de la thèse : Les disparitions par migration. Une ethnographie au Maroc.

Cette recherche s'intéresse aux expériences d’absence dans la configuration de la disparition par migration au Maroc. Dans le cas de disparition, la dépouille, qui génère des pratiques et des sentiments associés à la mort, n’est pas accessible : le décès ne peut donc être constaté ni ses causes établies. Le vide que la famille et l’entourage ressent n’est pas attribuable à une mort, justement à cause de l’absence du corps et de toute nouvelle. Sans preuves ou traces de la mort des individus, ceux-ci pourraient être toujours vivants. Avec cette recherche, je vise à enrichir la compréhension des conséquences du phénomène migratoire dans le pays d’origine des migrants, en étudiant les expériences d’absence dans la configuration de la disparition par migration au Maroc. Comment les vivants s’efforcent-ils de remettre de l’ordre, là où règne un désordre, rendu encore plus complexe du fait que les corps sont absents ? 
Sur le plan anthropologique, mon projet s’attache à approfondir la compréhension de l’expérience de la disparition, en ce qu’elle diffère de la mort et de l’absence sur place liée à la migration de longue durée, en interrogeant les dynamiques familiales, sociales et politiques suite aux disparitions des migrants marocains. A partir de l’intimité du vivre quotidien et en adoptant une démarche ethnographique, les objectifs de la recherche consistent d’une part à saisir la temporalité des expériences de la disparition ; d’autre part, de prendre en examen la matérialité de l’absence provoquée par cet événement. J’entends en somme déceler ce que cette absence fait au quotidien : comment se déploie-t-elle dans la vie ordinaire et au fil du temps ? Quels genres d’actions, de pratiques, d’émotions, de discours, d’interactions produit-elle dans la vie de tous les jours ? Comment est-ce que l’État intervient dans le vécu intime de l’expérience de la disparition par migration au Maroc ?